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Les alles des baobab

Description

L’allée des baobabs est un site d’attraction touristique se trouvant dans la région du Menabe, dans la partie ouest de Madagascar. Le site se rencontre entre la ville de Morondava et celle de Belon’i Tsiribihina. Comme son nom l’indique, il s’agit d’une avenue bordée par quelques baobabs. Sa particularité ne réside pas seulement dans l’emplacement à l’allure stratégique des arbres, mais surtout dans l’endémicité de ces derniers. En effet, les baobabs qui forment l’allée appartiennent tous à une espèce rare et endémique au pays appelée l’Adansonia grandidieri.

Des arbres vieux et anciens

En tout, 12 arbres forment l’allée des baobabs de Morondava. Ils sont âgés de plus de 800 ans et sont hauts de près de 30 mètres en moyenne. Dans le pays, ces grands arbres se font aussi appelés « renala » signifiant la « mère de la forêt » en français. Et ils portent bien leur nom puisque malgré la sècheresse qui sévit dans cette région de l’île, ces arbres ont trouvé le moyen de survivre et de prospérer tant en hauteur qu’en grandeur.

Autrefois, une forêt dense était présente tout autour de l’avenue, les 12 baobabs en faisant partie. Mais avec l’arrivée de l’homme et sa croissance démographique importante, les espaces naturels ont été aménagés en champs de cultures en tous genres, et décimés par endroits par les feux de brousses. D’ailleurs, actuellement, seulement 10% de la forêt primaire malgache a survécu aux activités anthropiques. Toutefois, dans cette région, les habitants locaux ont tenu à préserver les baobabs au détriment de la végétation alentour. Pour cause, ces grands arbres sont une source de nourriture et prodiguent des matériaux de construction à la population locale.

Peu ou pas de prise en charge précis

Malgré la majesté et l’unicité qu’offre l’allée de Baobabs, le site ne bénéficie pas encore d’un statut de parc national. En effet, le site est classé seulement en tant que zone protégée depuis 2007 et se trouvait sous la juridiction du Ministère des Eaux et Forêts pendant un temps. Les démarches pour en faire un « monument national » sont donc en cours.

A cause de cette absence de statut spécifique, l’allée des baobabs ne bénéficie pas d’une politique de protection et de gestion bien précise. En effet, le site reste ouvert à tous, sans droit d’entrée obligatoire. Aucun bureau d’accueil n’est, non plus présent sur les lieux pour assurer le contrôle de ses visiteurs. De ce fait, aucune retombée économique pour la communauté locale n’est apportée par ce site pourtant très prisé par les touristes qui viennent dans cette région de l’île. Afin d’y remédier, dernièrement, un projet d’écotourisme a été lancé par la Conservation Internationale et l’ONG malgache Fanamby en vue d’en assurer la conservation et de favoriser les profits économiques en faveur de sa population environnante.

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